Amine BENJELLOUN

Soigner commence là où le diagnostic ne suffit plus

Lorsque le langage vacille, lorsque le corps parle autrement, lorsque l’histoire déborde les catégories, le soin devient rencontre.

Une rencontre avec un sujet, dans sa vulnérabilité singulière, son récit fragmenté, son corps vécu éprouvé, son inscription historique, sociale, parfois politique, et, surtout, ses limites.

Ici, la clinique s’adosse à l’éthique et aux humanités, pour accompagner ce qui ne se laisse pas entièrement réduire.

Présentation

Médecin pédopsychiatre, docteur en éthique et philosophie de la médecine, ancien professeur associé de pédopsychiatrie à Marseille, j’exerce une pratique clinique auprès des bébés, enfants, adolescents et adultes.

Mon parcours s ‘est construis dans un mouvement constant entre la clinique, la réflexion éthique, la transmission, à la croisée de la psychiatrie, des sciences humaines, et des humanités. Il s’est élaboré au contact de situations parfois extrêmes, complexes, toujours singulières, qui ont imposé une exigence: penser le soin depuis ses limites.

Mon travail s ‘articule autour de questions centrales: celle de l’identité, du corps vécu souffrant, du traumatisme, de la filiation, des frontières du soin, mais aussi du soin aux limites. Il s ‘inscrit dans une distance critique à toute reduction techniciste de la souffrance psychique, sans renoncer à la rigueur médicale et clinique. J’essaie de transmettre cette posture à travers des cours, des conférences et des écrits.

Ce site propose un cheminement. De la pensée du soin à sa pratique, de l’éthique à la psychothérapie, du parcours professionnel à la rencontre thérapeutique.

Philosophie du soin

Une médecine du sujet, non de la réduction à une liste de symptômes

Lorsque les classifications atteignent leurs limites, le soin engage une responsabilité plus large : écouter un récit, accueillir un corps vécu, penser une histoire singulière et située.

La rencontre avant le diagnostic

Le soin commence par une rencontre. Avant toute rencontre, il y a un sujet entravé par son histoire, son corps, sa pensée, son langage, difficile à saisir.

Le diagnostic peut être utile, parfois nécessaire, mais ne saurait précéder ni remplacer cette rencontre. Réduit à une sommation de symptômes, le sujet disparait derrière sa description, produisant par là une forme de violence symbolique.

Le symptôme comme tentative de dire

Le symptôme n’est pas une simple anomalie à corriger. Il constitue souvent une tentative de dire ce qui ne peut encore se formuler autrement : un conflit, une perte, une impasse, un excès.

Soigner consiste alors moins à faire taire le symptôme qu’à en interroger la logique : à quoi sert-il ? Que contient-il ? Que protège-t-il ?

C’est dans ce travail d’élaboration que le soin prend sens.

Les limites des classifications

Les classifications psychiatriques offrent des repères utiles, mais elles ne sauraient épuiser la complexité du vécu psychique. La souffrance humaine déborde toujours les catégories qui prétendent la contenir.

Ma pratique s’inscrit dans une distance critique à l’égard de toute réduction nosographique exclusive, non par rejet idéologique, mais par fidélité à la clinique, qui résiste à la simplification.

Des questions ?

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