Une approche intégrative et personnalisée.
Chaque consultation est avant tout une rencontre. Avant d’être un diagnostic ou un protocole, elle est un espace de parole, de silence, d’observation et de réflexion. La pédopsychiatrie est une pratique où il s’agit moins d’étiqueter que de comprendre. Elle nécessite une écoute fine de l’enfant, de l’adolescent ou du jeune adulte, mais aussi une attention à son environnement familial, scolaire et social.
Ma pratique clinique repose sur quatre axes complémentaires qui se croisent et s’éclairent mutuellement.

La recherche d’une sémiologie la plus fine possible, narrative, compréhensive : il ne s'agit pas de cocher des items sur une liste de critères( DSM ou CIM) pour coller à une étiquette, mais de chercher la logique sous jacente au symptôme, la trace de l’impensable, le travail de la pulsion. Par exemple, que signifie tel passage à l’acte ? Telle phobie scolaire ? A quoi sert cette anorexie ?...

En observant la dynamique interactionnelle s’établissant durant la consultation, tant avec moi qu’avec la famille, le jeune étant un élément d'un système complexe : Comment le jeune réagit-il en situation duelle ? comment joue t-il ? Qui parle pour qui ? Quel regard la mère porte-t-elle sur son adolescent ? Comment le père se positionne-t-il ?...

L'histoire individuelle (la grossesse, la naissance, les étapes de développement, ...), l'histoire familiale, ses secrets, les traumatismes non digérés, les séparations, les pertes, mais aussi les retrouvailles, etc... Donner une place à cette histoire, l’expliciter avec et pour le patient, aide à désamorcer la charge symptomatique.

Le pédopsychiatre n’est pas un observateur neutre. Les émotions, impressions et associations que la rencontre clinique suscite en lui font partie du travail d’analyse. Elles doivent toutefois être interrogées, élaborées et parfois supervisées, afin de mieux comprendre ce que vit l’enfant, l’adolescent ou l'adulte, sans jamais parler à sa place.
Enfin, travailler avec des bébés, des enfants et des adolescents, c’est d’abord accompagner des sujets en mutation perpétuelle ; mutations physiologiques hormonales, cognitives, sociales, environnementales… Ce qui peut sembler structurel et effrayant, peut n’être que transitoire. Mon rôle est de distinguer les turbulences normatives du développement des fixations pathologiques, qui entravent le développement et l’épanouissement, pesant sur le sujet et sa famille, ceci, en offrant un espace de pensée et d’échanges où le chaos intérieur du patient (et / ou de sa famille) peut prendre sens, évaluer, construire ensemble un diagnostic si besoin, ainsi qu’une prise en charge.
Ma pratique est intégrative : elle mobilise différents outils en fonction des besoins et de la singularité de chaque patient.
Mon approche s'ancre dans une écoute psychanalytique, mais aussi s’appuie sur les apports de la philosophie. Les concepts hérités de la tradition antique comme les pensées contemporaines (telles que celles de Foucault sur le biopouvoir ou de Levinas sur l'altérité) enrichissent la compréhension des processus inconscients, de la dynamique transférentielle et des enjeux éthiques de la relation de soin.
Une de mes approches psychothérapeutique s 'appuie sur la phénoménologie : elle cherche à comprendre comment le patient vit son corps, son temps, ses relations et son monde, au-delà du seul symptôme. Il s’agit de suspendre les explications trop rapides, d’accueillir ce qui se donne dans l’expérience, puis d’aider le patient à mettre en forme ce qu’il traverse. La littérature, le cinéma ou les œuvres d’art peuvent alors devenir des médiations sensibles, capables de rendre partageable ce qui restait confus, douloureux ou sans mots.
Formateur en Médecine Narrative pour les soignants (médecins, psychologues, corps paramédical,...), cela se traduit par redonner toute sa puissance structurante au récit littéraire, cinématographique ou pictural, au cœur du processus thérapeutique. Ce qui permet au patient de s'approprier des archétypes, des intrigues et des personnages pour reconstruire son histoire personnelle, y inscrire sa souffrance et envisager de nouveaux possibles narratifs, transformant ainsi son rapport à lui-même et à son passé.
L’utilisation de la thérapie EMDR offre un outil neuroscientifique protocolaire pour le retraitement des souvenirs traumatiques. Cette technique, qui facilite l'intégration neuro émotionnelle, est conceptualisée non seulement comme une méthode mais comme une pratique visant la réunification du corps et de la psyché.
Cette approche s’adresse à différents publics :
Quelle que soit la méthode employée, l’objectif est le même : permettre au patient et à sa famille de retrouver une capacité de compréhension, d’apaisement et de liberté. Il ne s’agit pas seulement de faire disparaître un symptôme, mais de restaurer une dynamique de croissance, d’autonomie et de créativité.