Un engagement au service des plus vulnérables.
Être pédopsychiatre, c’est aussi agir au cœur de la société. Au-delà de l’activité clinique et universitaire, j’ai toujours cherché à inscrire ma pratique dans un cadre associatif et institutionnel, en France comme au Maroc. Ces engagements traduisent une conviction profonde : protéger et accompagner les enfants et les adolescents ne peut pas se limiter à l’espace du cabinet.
De 2011 à 2024, j’ai fondé et dirigé deux Centres d’Action Médico-Sociale Précoce (CAMSP) à Casablanca. Ces structures accueillent les bébés et jeunes enfants en situation de vulnérabilité, accompagnent leurs familles et travaillent en lien avec les équipes de santé, sociales et éducatives.
Ce travail de terrain a permis de développer une véritable culture de la prévention, dans un contexte où l’accès aux soins spécialisés est encore limité.
J’ai travaillé au sein de la prison des mineurs de Casablanca, pour accompagner des adolescents placés en détention. Ces jeunes, souvent en grande souffrance psychique et sociale, nécessitent un accompagnement spécifique qui conjugue écoute, protection et ouverture vers un avenir possible.
En France, j’ai collaboré avec l’Observatoire National de la Protection de l’Enfance (ONPE – Paris), ainsi qu’avec des observatoires transméditerranéens. Ces instances permettent de recueillir et d’analyser des données, de produire des recommandations et d’améliorer les dispositifs de protection de l’enfance.
J’ai également été engagé auprès d’enfants atteints de cancer et de leurs familles, en oncologie pédiatrique. Ce travail demande une écoute particulière et une attention à la fois clinique, éthique et humaine, dans des situations de grande vulnérabilité.
Ces engagements associatifs et institutionnels rappellent que le soin ne s’arrête pas à la consultation. Ils traduisent une conviction : la pédopsychiatrie doit aussi se vivre dans la cité, aux côtés des plus fragiles, pour défendre leur dignité et leur donner les moyens de grandir.